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Les artistes associés

Salvatore Calcagno / garçongarçon – Geneviève Damas –
Thomas Hauert / ZOO – Antonin Jenny – NIMIS Groupe –
Armel Roussel / [e]utopia – Eline Schumacher –
Gurshad Shaheman – Cie Still Life / Sophie Linsmaux & Aurelio Mergola

Salvatore Calcagno / Garçongarçon

Salvatore Calcagno, metteur en scène belge et directeur artistique de la compagnie garçon garçon, conçoit la scène comme une rencontre de différents langages artistiques : musical, plastique, cinématographique et chorégraphique. Présent sur la scène contemporaine belge et plus spécifiquement dans des lieux de création et d’écriture contemporaine à l’international, il conjugue écriture, médiation culturelle, recherche et développement de nouvelles formes artistiques. Salvatore envisage la création comme un geste intime sublimé par un pouvoir esthétique. Au plateau, il demeure très proche de ses acteurs, ne montre pas, n’impose pas mais définit un état de travail où la précision touche à l’extrême. Il insuffle une énergie, énergie qu’il veut donner à percevoir, ressentir dans ses spectacles. Son travail se caractérise par une grande sensualité, sensorialité. Il est artiste associé au Théâtre Les Tanneurs et artiste accompagné par le Théâtre de Liège.

Il a écrit et mis en scène La Vecchia Vacca (primé à plusieurs reprises), Le Garçon de la Piscine (Nomination espoir masculin aux Prix de la Critique en Belgique), Io sono Rocco (création au Kunstenfestivaldesarts), La Voix Humaine (texte de Jean Cocteau), et GEN Z, spectacle qui documente la jeunesse à travers l’Europe. Son prochain spectacle, Un tramway nommé désir, sera créé en janvier 2020 au Théâtre de Liège.

garcon-garcon.com

Salvatore Calcagno / Garçongarçon

Geneviève Damas

Après une licence en Droit, Geneviève Damas suit une formation de comédienne à l'IAD, puis se tourne vers différents métiers du théâtre. Comme comédienne, elle se perfectionne avec John Link à Londres, Christian Rist à Paris, puis joue sous la direction de Valérie Cordy, Christian Crahay, Frédéric Haëtty, Laure Delcampe, Pietro Pizzuti, Janine Godinas, Pierre Laroche, Ariane Buhbinder, Vincent Raoult, Mohamed Bari, entre autres… À la mise en scène, après avoir assisté de nombreux metteurs en scène, elle crée Le Retour au Désert de Bernard-Marie Koltès, Déclownestration de Francis Monty et La Robe de Gulnara d’Isabelle Hubert. Elle se tourne vers l'opéra avec Didon et Enée et vers le jeune public : Qui se cache ? des Zerkiens, La fée au cerf-volant, Cajou de Patrick Lerch et Jules et Zou. En 1998, elle fonde la compagnie Albertine.

Comme auteur, elle a écrit une quinzaine de pièces de théâtre dont plusieurs sont éditées aux Editions Lansman, un recueil de nouvelles et plusieurs romans. Elle a remporté de nombreux prix, notamment le Prix Victor Rossel 2011 pour son roman Si tu passes la rivière. Ses troisième et quatrième romans (Patricia et Bluebird) sont publiés chez Gallimard. Depuis 1999, elle organise les soirées "Portées-Portraits", soirées littéraires et musicales, qui proposent la découverte d'œuvres d'écrivains contemporains.

Thomas Hauert / Zoo

Après avoir grandi en Suisse où il achève des études d'instituteur, Thomas Hauert reçoit une éducation formelle en danse contemporaine à l’académie de Rotterdam. Il s’installe à Bruxelles en 1991 et danse pendant trois ans dans la compagnie Rosas d’Anne Teresa De Keersmaeker. Il collabore ensuite avec David Zambrano, Gonnie Heggen et Pierre Droulers. Après la création du solo Hobokendans (1997) dans le cadre des Petites Formes de Droulers, il fonde la compagnie ZOO avec les danseurs Mark Lorimer, Sarah Ludi, Mat Voorter et Samantha van Wissen. Leur premier spectacle, Cows in Space (1998), reçoit deux prix aux Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis.

Le travail de Thomas Hauert se développe à partir d’une recherche sur le mouvement, avec un intérêt particulier pour une écriture basée sur l’improvisation et explorant la tension entre liberté et contrainte, individu et groupe, ordre et désordre, forme et informe. S’il guide toujours le processus de création de ses spectacles, le chorégraphe valorise particulièrement la responsabilité et la liberté, en studio et sur scène, des danseurs avec qui il collabore et entretient le plus souvent avec eux des relations professionnelles de long terme. La relation à la musique joue aussi un rôle majeur dans son œuvre. Depuis 1998, il a créé avec sa compagnie ZOO près de vingt spectacles.

zoo-thomashauert.be

Antonin Jenny

Antonin naît en 1988, à Nancy. Il grandit dans une famille où l’éveil artistique est encouragé. Après trois ans dans un Conservatoire à Paris, il débarque à Bruxelles en 2013 pour entrer à l’INSAS, en section mise en scène. Élève d’Armel Roussel, ce dernier le prend sous son aile et l’aide à démarrer dans la vie professionnelle. En septembre 2017, il lui propose d’être collaborateur artistique sur le spectacle Eddy Merckx a marché sur la lune.

Son projet de fin d’études, Le commissariat/Les Falaises, créé dans un couloir de l’INSAS, est accueilli très positivement par le corps enseignant et les professionnels présents, ce qui lui vaut le prix de la Fondation Marie-Paule Delvaux Godenne. Repéré également par Alexandre Caputo, alors directeur du Festival XS, il crée Mes bras connaissent en mars 2018, dans le cadre du XS, au Théâtre National (produit par la Cie [e]utopia/Armel Roussel). Désireux de se confronter à une forme plus classique de représentation, Antonin envisage de pousser plus loin la réflexion avec une version longue de Le commissariat/Les Falaises.

Nimis Groupe

Issu d’un échange « Prospero » entre étudiants du Conservatoire de Liège et du Théâtre National de Bretagne, le NIMIS Groupe est un collectif d’artistes réunis autour de la nécessité de questionner les enjeux liés, aujourd’hui, à la migration. Leur premier projet, Ceux que j’ai rencontrés ne m’ont peut-être pas vu, interrogeait les politiques migratoires de l’Union européenne et leurs incidences économiques. Leur rencontre avec des demandeurs d’asile, leur nécessité de dire en public ce qu’ils vivent, la joie partagée ensemble ont scellé leur détermination à écrire un spectacle avec eux. Le groupe a mené pendant trois années un travail d’ateliers et de documentation.

www.nimisgroupe.com

Armel Roussel / [E]Utopia

Armel Roussel est un visage connu et reconnu du paysage théâtral belge. Après avoir suivi la section mise en scène de l’Institut National Supérieur des Arts du Spectacle (INSAS) de Bruxelles, il crée en 1996 la compagnie Utopia, devenue depuis [e]utopia. Sur les 80 projets auxquels il a participé, il lui est arrivé de jouer, performer, écrire, filmer, danser, maquiller, costumer, assister, traduire… mais l’essentiel de son activité est de mettre en scène et enseigner. Il est professeur depuis 18 ans à l’INSAS mais il enseigne aussi ponctuellement dans d’autres structures, tel que le Conservatoire de Paris.

Ses spectacles ont été joués en Belgique, Canada, Espagne, Estonie, France, Portugal, Sénégal, Suisse… où il collabore avec de grandes institutions, des festivals internationaux et de plus petites structures. L’Éveil du Printemps, créé en 2018 au Théâtre National, est son 18e spectacle.

[e]utopia/Armel Roussel est une compagnie indépendante subventionnée de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui a pour mission la création et diffusion des spectacles de Armel, mais aussi l’accompagnement de jeunes artistes. [e]utopia/Armel Roussel coproduit et diffuse donc également des premiers projets.

www.utopia2.be

Eline Schumacher

Née en 1991 dans la région de Charleroi, Eline entre à l’INSAS dans la section interprétation dramatique en 2009. À sa sortie d’école, elle participe au projet de fin d’études de Nicolas Mouzet Tagawa qui sera remanié et joué lors du Festival XS au Théâtre National en 2014. Elle joue dans de nombreux spectacles mis en scène par Ledicia Garcia, Sofia Betz, Selma Alaoui, Yasmina Douieb, Vincent Hennebicq...

Avec la Compagnie F.A.C.T, elle met en scène sa première création Manger des épinards c’est bien; conduire une voiture c’est mieux qui est créée en 2015 à la Maison de la culture de Tournai. Nominé aux Prix de la Critique dans la catégorie Meilleure Découverte en 2015, le spectacle continue son aventure à la Schaübune à Berlin en 2016, au Manège à Mons et aux Tanneurs à Bruxelles en 2018. En mars 2017, elle présenté une forme courte de son spectacle La ville des zizis lors du festival XS. Fin 2018, elle crée la forme longue à Mons - Arts de la Scène.

Gurshad Shaheman

Franco-iranien résident à Bruxelles, Gurshad Shaheman a forgé sa personnalité et son art dans une double culture, composite mais tout aussi unique. Il arrive en France dans les années 90 où l'attendent de nombreuses épreuves : l’apprentissage du français, l’intégration, mais aussi la découverte de sa sexualité. Une passion pour la culture, qu’elle vienne d’Iran ou de France, qu’elle soit populaire ou pointue, qu’elle soit théâtrale, littéraire, cinématographique ou télévisuelle, anime Gurshad et l’amène vers de nouveaux horizons.

Après une Fac de Lettres et le Conservatoire de Toulon, Gurshad se forme à l’École Régionale d’Acteur de Cannes (ERAC). À sa sortie, il rencontre le metteur en scène Thierry Bédard qui travaille alors avec l’auteur iranien Reza Bahareni. Le jeune acteur devient alors son nouveau traducteur, tout en collaborant au travail de Thierry Bédard et d’autres metteurs en scène. Bientôt, ce parcours institutionnel ne le satisfait plus. Il se sent à l’étroit dans l’interprétation. Une envie d’écrire et de créer ses propres spectacles l’appelle. En 2012, il écrit Touch me, une performance au départ unique qui deviendra la première partie du triptyque Pourama Pourama (publié aux Éditions Les Solitaires Intempestifs). Gurshad aime créer des histoires à partir du réel. En 2017, il part à Athènes et à Beyrouth pour rencontrer des réfugiés LGBT issus du Moyen-Orient et du Maghreb, récolter leurs récits de vie pour les confier à des acteurs professionnels. Cette enquête donne lieu au spectacle Il pourra toujours dire que c’est pour l’amour du prophète, créé au Festival d’Avignon en 2018.

Still Life / Sophie Linsmaux & Aurelio Mergola

Sophie et Aurelio se rencontrent lors d’un stage européen, « Le voyage du geste », alors qu’ils sont encore étudiants. Au départ, chacun mène sa carrière de son côté. En 2008, Sophie crée la compagnie 3637 – principalement active dans le domaine du théâtre jeune public. Aurelio, quant à lui, travaille, entre autres, avec Charlie Degotte, Ingrid von Wantoch Rekowski, Nathalie Uffner, et incarne le personnage de Géraldine dans une chronique sur Radio Contact. Mais les deux jeunes artistes ne se perdent pas de vue. Au fil de leurs discussions, Sophie et Aurelio se découvrent un langage commun et une réelle envie de faire un « autre théâtre ». En 2011, ils créent leur premier spectacle : Où les hommes mourraient encore. Après avoir bénéficié de la structure et du soutien de la Compagnie 3637 pendant plusieurs années, ils créent, en 2018, leur propre compagnie : Still Life.

Sophie Linsmaux et Aurelio Mergola conçoivent des spectacles aux terrains de jeux détonants où la rigueur, l’étrangeté et l’humour se côtoient. Depuis 2011, ils travaillent à définir un langage scénique singulier. Au fil de leurs projets, ils affinent leur forme vers un théâtre visuel très écrit. Sans mots, ils dépeignent un monde où tout va formidablement mal. Ils s’emploient à distordre le temps, à mettre corps et nerfs à vif. Enfin, leur théâtre, amputé de toutes paroles, dépeint et questionne un monde où l’humanité mise en péril tente à tout prix de retrouver un sens et une nécessité.

still-life.be